Été 2019 : Nouveau cours d’Histoire Orale à l’UQAM (HIS4030-20) par Yolande Cohen

Durant la session estivale 2019, Yolande Cohen, professeure d’histoire de l’UQAM, proposera un nouveau cours d’Histoire Orale (HIS4030-20),
Techniques et Analyses d’histoire orale et de récits de vie, les mardi et jeudi (14-17h).

L’histoire orale est largement utilisée dans différents types de recherche en histoire contemporaine, en particulier pour éclairer l’histoire des populations vulnérables. Son utilisation implique la maîtrise de techniques et de méthodes d’enquête spécifiques à cette approche. Ce cours vise à expliciter la démarche intellectuelle qui conduit à choisir ce type de
sources et à offrir un éventail de méthodes pour réaliser une telle recherche. Ce cours permettra aux étudiant.es de réaliser un projet collectif ou individuel utilisant une source orale. Voici quelques-uns des thèmes qui seront abordés dans le cours ainsi qu’une bibliographie succincte.
Plan préliminaire du cours
1- Acteurs et actrices de leur propre histoire : L’échantillonnage et la représentativité
Petit vademecum des entretiens et de leur retranscription
Des acteurs.rices et des typologies
Le pacte autobiographique : relations enquêteurs.rices/enquêté.es

2- La véracité du témoignage : preuve et vérité historique. La construction
biographique

L’histoire des sources orales : une histoire en dents de scie
Des récits de vie aux entretiens de l’histoire sociale
L’illusion biographique

3- Les identités multiples
Penser double
Survivre

4- Le travail de mémoire
Mémoires collectives

Nouvel article de Yolande Cohen et Philippe Néméh-Nombre :  » Le Conseil national des femmes juives du Canada et l’accueil des femmes juives d’Afrique du Nord au Québec au xxe siècle : une mé-rencontre  », 2019.

Pour consulter la publication, cliquez ici

À l’instar des Conseils nationaux créés à la faveur des mobilisations féministes et maternalistes au tournant du xxe siècle, les femmes juives se dotent de Conseils nationaux en Amérique du Nord. Un petit groupe d’entre elles fonde ainsi à Toronto le National Council of Jewish Women of Canada (NCJWC) en 1897, tandis que sa section montréalaise voit le jour en 1918. Alors que la population juive au Canada augmente considérablement (de 8 000 personnes à près de 48 000 personnes entre 1900 et 1920), la mobilisation des communautés juives pour accueillir et aider ces migrants à s’intégrer dans leur nouveau pays suscite la création d’institutions spécifiques comme la Jewish Immigrant Aid Society (JIAS).

C’est dans ce contexte que le Conseil canadien, qui est très proche des orientations du National Council of Jewish Women des États-Unis, doit adapter ses stratégies en fonction des politiques nationales canadiennes et québécoises en matière d’immigration, de travail social, etc. Nous voulons ici documenter l’un des effets de cette aide, en analysant en particulier l’inclusion des femmes migrantes au sein des sections du Conseil, principalement le cas des femmes sépharades qui arrivent au Canada (principalement à Montréal et à Toronto) à la fin des années 1950.

L’inclusion de ces dernières au sein du NCJWC sera minimale, voire nulle, pendant les premières années. Ce phénomène se retrouve dans les autres groupes de femmes juives, principalement ashkénazes, qui font de l’intégration des immigrants-es une priorité, mais qui peinent à intégrer des migrantes en leur sein. Au Québec, on voit toutefois apparaître dans les années 1960 et 1970 une timide incursion de femmes sépharades au sein du Conseil ; cosmétique ou tokenism, cela pourrait s’expliquer par le fait que ces dernières parlent français et que leur présence pourrait être utile dans une société majoritairement francophone. Il faut attendre les années 1980-1990 pour que la distance entre philanthropes et immigrantes soit posée comme un réel problème à régler.

Qu’est-ce qui explique ce décalage entre, d’un côté, les principes d’intégration des immigrantes et, de l’autre, l’absence des femmes sépharades de groupes tels que la NCJWC, alors qu’elles sont pourtant impliquées dans des organisations sociales et politiques dès leur arrivée ? Qu’est-ce qui explique la volonté ou la nécessité tardive de « rejoindre » ces mêmes femmes sépharades ? L’article proposera des éléments de réponse à ces questions, qui interrogeront tant le rapport à la langue et à la majorité francophone, que la distance culturelle entretenue et l’implication des femmes dans des organisations sépharades autonomes. On se demandera si les représentations orientalistes dans les programmes d’aide à l’immigration n’ont pas eu pour effet de dresser des barrières entre elles.

Débat : comment enseigner les idées dites offensantes?, Y. Cohen à Plus on est de fous, plus on lit! 28 novembre 2018

Le 28 novembre 2018, Yolande Cohen, Chantal Maillé et Jean-Philippe Warren débatent de l’enseignement des idées dites offensantes dans l’émission plus on est de fous, plus on lit! 

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/episodes/421304/audio-fil-du-mercredi-28-novembre-2018
https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/chronique/96852/education-universite-ethique-conflit

TABLE RONDE : DES FEMMES PARTOUT DANS UN MONTRÉAL PLURIEL (Shalom Montréal), captation vidéo

TABLE RONDE : DES FEMMES PARTOUT DANS UN MONTRÉAL PLURIEL

Captation vidéo de la table ronde du 3 octobre 2018 au Musée McCord.
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Dans le cadre de l’exposition « Shalom Montréal – Histoires et contributions de la communauté juive », les contributions des femmes juives et des femmes d’autres origines seront soulignées. Comment font-elles leur histoire? Comment s’expriment-elles? Quels rôles ces femmes ont-elles joué dans la vie sociale et politique montréalaise?.

Invitées :

Vivian Barbot, ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec de 2001-2003 et ancienne députée du Bloc québécois
Yolande Cohen, professeure, département d’histoire, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Chantal Maillé, professeure, Institut Simone-de Beauvoir, Université Concordia

Discussion animée par Miriam Fahmy.

EN SAVOIR PLUS SUR L’EXPOSITION : http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/expo…
Au Musée jusqu’au 11 novembre 2018
#ShalomMcCord

Captation et montage : Cédric Panos