À lire : Un article sur l’affaires Matzneff et Weinstein et la moralité

Le 15 janvier dernier, l’historienne Yolande Cohen fit paraître dans les journaux La Presse+ et Le Devoir un texte d’opinion intitulé Affaires Matzneff et Weinstein: leur morale et la nôtre.

Au travers de cet article, elle aborde la question de la moralité et de ses transformations au sein de nos sociétés. En se penchant sur le mouvement international #MeToo l’historienne tente de démontrer les changements actuels de paradigmes au sein de ce qui nous apparaît maintenant comme moral et immoral et établit des parallèles historiques intéressants.

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Débat : Ce qu’est la gauche

Avec Yolande Cohen et Pierre Mouterde à l’émission Plus on est de fous, plus on lit!

Lors de l’émission du 3 décembre dernier l’historienne Yolande Cohen fut invitée à discuter de la gauche politique actuelle. Aux côtés de Pierre Mourtede spécialiste de l’étude des mouvements sociaux en Amérique latine et des enjeux relatifs à la démocratie et aux droits humains, Cohen tenta de définir ce qu’est devenue la gauche dans la sphère politique actuelle.

Débat: LE MULTICULTURALISME S’OPPOSE-T-IL AUX LANGUES OFFICIELLES ?

Crédit : Camille Gladu-Drouin, UDM

En novembre dernier, dans le cadre de la conférence « Officiellement 50 ans », organisée pour marquer 50 ans de dualité linguistique et d’éducation au Canada, trois panélistes revenaient sur le débat qui oppose parfois multiculturalisme et langues officielles.

Lors de cet événement, Yolande Cohen, Hubert Lussier et Giselle Yasmin prirent part au débat et se sont prononcés sur les notions d’identité canadienne et de multicultiralisme.

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Entrevue : La prostitution, au cœur de l’organisation des luttes féministes

Avec Yolande Cohen à l’émission Plus on est de fous, plus on lit!

Le 17 octobre dernier, à l’occasion du lancement de son tout dernier ouvrage Prostitution et traite des femmes, Yolande Cohen fut invitée à l’émission Plus on est de fous, plus on lit! animée par Marie-Louise Arsenault.

Durant cette entrevue, l’historienne et professeure présente son plus récent ouvrage et ses recherches portant sur la prostitution et la traite des femmes dans le cadre des luttes féministes au XXe siècle.

Nouvel article de Yolande Cohen et Philippe Néméh-Nombre :  » Le Conseil national des femmes juives du Canada et l’accueil des femmes juives d’Afrique du Nord au Québec au xxe siècle : une mé-rencontre  », 2019.

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À l’instar des Conseils nationaux créés à la faveur des mobilisations féministes et maternalistes au tournant du xxe siècle, les femmes juives se dotent de Conseils nationaux en Amérique du Nord. Un petit groupe d’entre elles fonde ainsi à Toronto le National Council of Jewish Women of Canada (NCJWC) en 1897, tandis que sa section montréalaise voit le jour en 1918. Alors que la population juive au Canada augmente considérablement (de 8 000 personnes à près de 48 000 personnes entre 1900 et 1920), la mobilisation des communautés juives pour accueillir et aider ces migrants à s’intégrer dans leur nouveau pays suscite la création d’institutions spécifiques comme la Jewish Immigrant Aid Society (JIAS).

C’est dans ce contexte que le Conseil canadien, qui est très proche des orientations du National Council of Jewish Women des États-Unis, doit adapter ses stratégies en fonction des politiques nationales canadiennes et québécoises en matière d’immigration, de travail social, etc. Nous voulons ici documenter l’un des effets de cette aide, en analysant en particulier l’inclusion des femmes migrantes au sein des sections du Conseil, principalement le cas des femmes sépharades qui arrivent au Canada (principalement à Montréal et à Toronto) à la fin des années 1950.

L’inclusion de ces dernières au sein du NCJWC sera minimale, voire nulle, pendant les premières années. Ce phénomène se retrouve dans les autres groupes de femmes juives, principalement ashkénazes, qui font de l’intégration des immigrants-es une priorité, mais qui peinent à intégrer des migrantes en leur sein. Au Québec, on voit toutefois apparaître dans les années 1960 et 1970 une timide incursion de femmes sépharades au sein du Conseil ; cosmétique ou tokenism, cela pourrait s’expliquer par le fait que ces dernières parlent français et que leur présence pourrait être utile dans une société majoritairement francophone. Il faut attendre les années 1980-1990 pour que la distance entre philanthropes et immigrantes soit posée comme un réel problème à régler.

Qu’est-ce qui explique ce décalage entre, d’un côté, les principes d’intégration des immigrantes et, de l’autre, l’absence des femmes sépharades de groupes tels que la NCJWC, alors qu’elles sont pourtant impliquées dans des organisations sociales et politiques dès leur arrivée ? Qu’est-ce qui explique la volonté ou la nécessité tardive de « rejoindre » ces mêmes femmes sépharades ? L’article proposera des éléments de réponse à ces questions, qui interrogeront tant le rapport à la langue et à la majorité francophone, que la distance culturelle entretenue et l’implication des femmes dans des organisations sépharades autonomes. On se demandera si les représentations orientalistes dans les programmes d’aide à l’immigration n’ont pas eu pour effet de dresser des barrières entre elles.